Burne-Jones s’empare de la Tate Britain

Atlas Turned to Stone, Bodycolor on paper 1502x1902mm, Southampton City art Gallery

The Death of Medusa I (1882) Bodycolor on paper 125x117 cm, Southampton City art Gallery

The Doom Fulfilled Oil on canvas, 155x140cm Staatsgalerie Stuttgart

The Death of Medusa II (1881) Bodycolor on paper 152x136 cm, Southampton City art Gallery

Love Among the Ruins Watercolor, bodycolour and gum arabic on paper 96x152 cm Private Collection

The Baleful Head Bodycolour on paper 153.7x129 cm Southampton City Art Gallery

Trulli
Atlas Turned to Stone, Bodycolor on paper 1502x1902mm, Southampton City art Gallery
Trulli
The Death of Medusa I (1882) Bodycolor on paper 125x117 cm, Southampton City art Gallery
Trulli
The Doom Fulfilled Oil on canvas, 155x140cm Staatsgalerie Stuttgart
Trulli
The Death of Medusa II (1881) Bodycolor on paper 152x136 cm, Southampton City art Gallery
Trulli
Love Among the Ruins Watercolor, bodycolour and gum arabic on paper 96x152 cm Private Collection
Trulli
The Baleful Head Bodycolour on paper 153.7x129 cm Southampton City Art Gallery

#LONDON Profitez des fêtes et de votre week end à Londres pour faire une petite virée à la Tate Britain! Vous y découvrirez entre autre les nominés du Turner Prize 2018 : Naeem Mohaiemen, Charlotte Prodger (Lauréate), Forensic Architecture, Luke Willis Thompson (lauréat de la Deutsche Börse 2018). Mais l’objectif réel de votre visite résidera plutôt dans la (re)découverte du  peintre Pré-Raphaélite Edward Burne-Jones (1833-1898). L’institution britannique lui consacre jusqu’en février prochain une rétrospective tout à fait fabuleuse et réunit pour la première fois plus de 150 oeuvres ou ensembles tel que le cycle de Persée ou La légende de Briar Rose, la fameuse “Sleeping Beauty”.

Coryphée du mouvement symboliste, l’influence de Burne-Jones dépasse largement le XIXème siècle. L’inconscient collectif s’est très vite approprié cet univers métaphorique, extra-ordinaire que l’on retrouvera jusque dans les series qui ont tenu en haleine le monde entier, tels que le Seigneur des Anneaux ou plus récemment Game of Thrones.

L’exposition rassemble ainsi dans un dispositif très fin de siècle, de larges tapisseries, des vitraux ou des objets décoratifs qui définissent l’esprit de cette communauté aux affinités électives (si chères à Max Weber).  Avec William Morris, complice croisé sur les bancs d’Oxford, et sous l’influence des oeuvres sensuelles du peintre et poète Dante Gabriel Rossetti, il  fonde une entreprise de décoration et d’ameublement. Cette “guilde” préraphaélite qui s’inscrit dans la lignée des écrits de Ruskin est une démarche spontanée en en réaction à la laideur des intérieurs victoriens, qui pose les bases du mouvement Arts and Crafts.

Les impressionnistes et la rupture qu’ils marquent entre peinture moderne et peinture académique auront pour un temps masqué le mouvement symboliste mais les surréalistes s’empareront rapidement des Héros Arthuriens pour les remettre au goût du jour. Le style “Burne Jones” mêle des motifs préraphaéliens ou des éléments classiques empruntés aux primitifs italiens qui plait beaucoup à la clientèle bourgeoise huppée, annonçant l’art Nouveau et influence notamment l’un des maitres européens du symbolisme (actuellement à découvrir au Petit Palais) Fernand Khnopff (lire l’article de smArty).

 

Commissaires :  Alison Smith, Conservatrice en chef à la National Portrait Gallery et Tim Batchelor, Conservateur assistant à la Tate Britain.

 

 

EDWARD BURNE-JONES

jusqu’au 24 février 2019

Millbank
London SW1P 4RG

 

Turner Prize, short list

jusqu’au 6 janvier 2019

https://www.tate.org.uk/

Marie-Elisabeth de La Fresnaye

Après une formation en littérature et histoire de l'art, Marie de la Fresnaye intègre le marché de l'art à Drouot et se lance dans l'événementiel. En parallèle à plusieurs années en entrepri...

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