Un dessin…Un trait : Léonard de Vinci

Etudes d’un cheval, vers 1490,©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II

Un fœtus dans un utérus, vers 1511, ©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II

Mascarade à cheval, vers 1517-1518, ©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II

Buste d’un jeune homme de profil, vers 1485, ©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II

Draperie du bas de la Vierge, vers 1510-1515, ©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II

Trulli
Etudes d’un cheval, vers 1490,©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II
Trulli
Un fœtus dans un utérus, vers 1511, ©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II
Trulli
Mascarade à cheval, vers 1517-1518, ©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II
Trulli
Buste d’un jeune homme de profil, vers 1485, ©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II
Trulli
Draperie du bas de la Vierge, vers 1510-1515, ©Royal Collection Her Majesty Queen Elizabeth II

« Les influences célestes peuvent faire pleuvoir des dons extraordinaires sur des êtres humains ; c’est un effet de la nature, mais il y a quelque chose de surnaturel dans l’accumulation débordante chez un même homme de la beauté, de la grâce et de la puissance : où qu’il s’exerce, chacun de ses gestes est si divin que tout le monde est éclipsé et on saisit clairement qu’il s’agit d’une faveur divine qui ne doit rien à l’effort humain. » C’est en ces termes que débute la Vie de Léonard de Vinci, peintre et sculpteur florentin (1568) de l’historien Giorgio Vasari. Né en 1452 à Vinci, près de Florence, mort en 1519 au Clos Lucé à Amboise, Léonard de Vinci est un génie qui a excellé dans de nombreux domaines : architecture, sculpture, peinture, génie civil, l’anatomie et la science. Le dessin est pour lui une pratique constante. Objets d’études, d’observations, d’analyses, prennent forme sur le papier : cartes géographique, expressions humaines,  forteresses, muscles et organes, instruments de guerre ou de musique, scènes de batailles, bibliques ou mythologiques, paysages connus ou inventés. Des milliers de dessins annotés d’une écriture incompréhensible, « tracée à rebours de la main gauche…déchiffrable qu’avec un miroir » comme le précise Vasari.

Dessiner est pour lui vital, essentiel, un besoin de tous les instants. Tous les procédés et tous les matériaux passent par ses mains : la mine d’argent, le crayon noir, la plume, le papier blanc des manuscrits, les feuilles orangées, bleues ou grises de ses albums. La lumière est exprimée par des rehauts de blancs, les carnations sont mises en valeur par la sanguine tandis que le lavis suggère les pleins et les vides. Plusieurs de ces feuilles sont conservés au Département des Arts Graphiques du Louvre, au Bristish Museum à Londres, au Musée des Offices à Florence ou à la Bibliothèque Royale de Turin. Mais le plus bel ensemble des dessins de l’artiste revient à la collection de la reine d’Angleterre, plus de 500 feuillets conservés à la Royal Library. Une partie de ce fonds exceptionnel sera visible au musée du Louvre cet automne à l’occasion de la grande rétrospective consacré au maître italien (prévu du 24 octobre 2019 au 24 février 2020).  

2019 est l’année Da Vinci. Plusieurs institutions en France et en Italie s’apprêtent à fêter les 500 ans de la mort de ce prodige qui dévoila quelques conseils avisés dans son Traité de la Peinture. Le dessin résume l’expérience raisonnée ; le dessin devient le prolongement intime de la connaissance. Un dessin d’embryon humain avec des détails de l’utérus et du placenta ; le profil d’un jeune homme à cheval dont la maîtrise de la plume, de l’encre, de la pierre noire et du lavis permet un rendu subtil du costume. Papier bleu préparé et  pointe métallique pour une étude de chevaux célébrant la musculature de ce noble animal ; papier rouge préparé et trois couleurs pour cette délicate étude du bras de la Vierge. Si ces dessins montrent une concentration et un attention temporelle, on ne peut oublier que quelques traits à la plume suffisent pour capter un visage : une succession de hachures vives, quelques boucles en rosace et voici se dessiner le profil droit d’un jeune homme. Il est évident que chacun dessin est un émerveillement. Admiré, copié, inspiré, la vie de Léonard de Vinci n’est qu’une succession de dessein en dessin.

Marlène Pegliasco

Diplômée d’un Master en Histoire de l’Art et habitant à Toulon,j'ai créé le blog Art In Var (www.artinvar.fr) afin de partager avec mes lecteurs, la riche actualité artistique de ce beau dé...

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