#Il était une fois…un trait! Marion Charlet

Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra

Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra

Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra

Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra

Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra

Trulli
Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra
Trulli
Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra
Trulli
Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra
Trulli
Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra
Trulli
Exposition Là-bas de Marion Charlet. Initiative privée de collectionneurs, Evelyne et Jacques Deret. En partenariat avec le Patio-Art Opéra

Des lieux quotidiens aux paradis perdus, des endroits communs à des espaces hors du temps : les dessins de Marion Charlet nous amènent vers un réel fantasmé. Née en 1982, diplômée de l’Institut supérieur des Arts Appliqués de Paris, du Chelsea College of Art and Design de Londres et de la Villa Arson à Nice, Marion Charlet représente dans des dessins de grand format une nature luxuriante aux couleurs éclatantes mais dont l’atmosphère troublante, dénuée de présence humaine, déstabilise les émotions du spectateur. Ses compositions en plans superposés, aux cadrages cinématographiques, ses traits linéaires et sa palette lumineuse ont été récompensées en octobre 2017 par le Prix Art [ ] Collector.
Marlène Pegliasco : Quel est votre rapport au dessin ?

Marion Charlet : J’utilise le dessin comme un moyen d’expression plus intime, à la fois de la manière dont je les traite et à la fois pour le regardeur, les formats de mes dessins ne dépassant pour l’instant pas 100x80cm pour les plus grands.
De par leurs formats, ils peuvent sembler moins « spectaculaires » que les grands formats. J’utilise le blanc du papier comme zone de respiration; que cela soit en couleur (gouache/aquarelle) ou au graphite. Je dessine le plus souvent debout sans bouger presque statique. C’est un vrai moment de calme à l’atelier.

M.P. : Comment nourrit- il votre pratique ?

M.C. : Cette pratique sereine nourrit de plus en plus ma peinture. Elle permet d’isoler un sujet, de le travailler plus en profondeur. Cela donne souvent plus de souplesse par la suite, dans mes peintures.

M.P. : Quels sont les aspects de vos compositions ?

M.C. : Je travaille le dessin soit en couleur (aquarelle/gouache), soit en noir et blanc au crayon graphite. Cela dépend complètement du sujet et de la vision que je souhaite donner au dessin. Je me laisse la liberté de choisir. Par exemple, pour la série « Glassbox » qui représente 6 dessins faisant référence à un jeu de miroir, j’ai préféré utilisé de simples crayons graphites. En effet, certains de ces dessins représentent des montagnes, un reflet dans une verrière, une boule à neige… Cela était plus juste par rapport au propos. J’ai utilisé pour cela des crayons du plus maigre au plus gras afin de faire ressortir des contrastes et de faire apparaitre des zones de blancs, des zones de non-dit. Il y a une volonté de romantisme, de contemplation dans ces dessins qui ne demandent pas de couleur. C’est un choix de ma part.
En revanche, pour les aquarelles et gouaches en couleurs, ce qui m’attire ce sont avant tout divers dialogues entre les couleurs (les gouache japonaises qui me donnent de bon rendu proche de la peinture); entre des zones plus opaques (la gouache) et plus transparentes (l’aquarelle). Ces dessins prennent tout l’espace du format, jusqu’au bord. Le format est souvent presque panoramique, ainsi je garde cette idée de zoom/cadrage cinématographique.

Portrait d’une dessinatrice:

Si j’étais un dessin : une aquarelle de Peter Doig, « Friday 13th ».
Technique préférée : plutôt plusieurs, la gouache, l’aquarelle et le graphite sur papier
Le support le plus insolite : ma peau, car il m’arrive d’utiliser le feutre et de commencer par me dessiner directement dessus si je n’ai pas de papier à porter de main.
« Dessiner, c’est comme… » : voler au dessus d’un nuage. Savoir changer de direction comme un avion sans changer de cap.

Lili Tisseyre

Journaliste puis directrice de production, Lili Tisseyre dirige la création et la gestion éditoriale des premiers contenus web pour les émissions de télé-réalité du groupe Endemol au début des...

Voir le profil de l'auteur

Plus d'articles Dessin

A lire aussi

3 Mins.
Il a choqué, transgressé, contrevenu la bienséance et les codes classique de ce début de XXe siècle. Pourtant, après une traversée du désert de presque 50 ans, le travail et surtout la ligne…